mercredi 30 avril 2008
Services publics et secteur public
J'ai déjà eu l'occasion de dire la différence entre ces deux notions, et l'idée que je me fais de chacune d'elles. Je voudrais aujourd'hui approfondir "ce que j'en crois", ainsi qu'expliciter mon opinion quant au lien qui les unit.
Pour plus de clarté, j'emploierai le mot "état" pour le désigner en tant que tel, mais aussi les collectivités locales, largement concernées dans le cadre de la décentralisation.
I - Les services publics
Dans l'acception commune, un service public est une activité considérée comme devant être disponible pour tous. Cette notion s'appuie sur celle d'intérêt général, mais l'appréciation étant subjective, il 'y a pas de définition universelle du concept, et en pratique, est service public ce que la puissance publique définit politiquement comme tel...
Dans l'organisation actuelle de la société française, et on retrouve schématiquement les mêmes dans les pays comparables, ce sont essentiellement :
- L'armée
- La police
- La justice
- La santé
- L'enseignement
- Les finances publiques
- L'action sociale
- L'administration des territoires
- La gestion des infrastructures
- L'énergie
- La culture
- Les communications et le courrier
- Les transports
Je considère pour ma part que ce champ d'action est beaucoup trop large et empiète lourdement sur la sphère privée, c'est à dire de facto sur la liberté d'action des citoyens. En effet, dès que l'état s'empare totalement ou partiellement d'un secteur de l'économie, il y introduit les règles qui sont les siennes, qui faussent totalement la concurrence, et qui s'imposent, de fait quand ce n'est pas de droit, aux autres acteurs du marché.
Idéalement, les seuls vrais services publics, c'est à dire le seul domaine "naturel" et acceptable de l'état, devraient être ceux propres à garantir la liberté (et notamment le droit de propriété) et la sécurité des citoyens. Je considère donc que la liste ci-dessus devrait être largement expurgée pour ne concerver que :
- L'armée
- La police
- La justice
- Les finances publiques c'est à dire les budgets de fonctionnement
Tout le reste n'a rien à faire dans le domaine public, et sort totalement des compétences légitimes de l'état. Typiquement, l'état n'a aucunement vocation à oeuvrer dans le secteur marchand, ni à intervenir directement (ni financièrement ni opérationnellement) dans des domaines qui n'ont rien à voir avec sa mission de base telle que définie ci-dessus, comme par exemple l'éducation, la culture ou la santé.
Mais nous ne vivons pas dans l'idéal, tant s'en faut, et dans le cadre de la réforme indispensable de l'état, il faut admettre, mais à mon sens durant une période de transition limitée, la persistance d'une certaine dose d'interventionnisme dans les autres domaines, destinée à "faire franchir le gué" aux plus vulnérables, afin de ne laisser personne au bord de la route. Mais la finalité de cette grande réforme des institutions que j'appelle de mes voeux est de désengager l'état de tous les domaines qui ne sont pas directement et naturellement les siens, et de remettre le citoyen au centre de ses propres intérêts...
II - Le secteur public
Le secteur public comprend d'une part les administrations, et d'autre part les entreprises dont une partie plus ou moins importante du capital est détenu par l'état.
Historiquement, on a souvent considéré qu'une entreprise qui se trouvait en situation de monopole sur son marché devait être mise sous contrôle de l'état, et ce fut le cas à de nombreuses reprises. Mais ça n'est pas la seule raison qui a fait "exploser" la taille du secteur public hors les administrations : certaines activités ont souvent été jugées "sensibles" ou "stratégiques" par les pouvoirs en place, et les entreprises de ces secteurs ont pour cette raison été placées autoritairement sous le contrôle de l'état.
Ce furent à mon sens non seulement des erreurs stratégiques (ces entreprises sont ou ont été longtemps, pour la plupart, largement déficitaires, et elles alimentent le déficit de l'état et la dette publique), mais aussi une erreur politique, en ce sens que cela conforte l'idée de cet état-providence sensé régler tous les problèmes et qui ne fait que démobiliser les énergies.
Aujourd'hui, malgré plusieurs vagues de privatisations, la puissance publique contrôle encore quelque 1600 entreprises, ce qui ne se justifie absolument pas. D'une part nombre de ces entreprises n'ont pas de mission de service public, et n'ont donc aucunement vocation à être dirigées par l'état, dont ce n'est pas le rôle d'être un acteur direct de l'activité économique. D'autre part je ne vois pas objectivement pourquoi les entreprises qui mettent en oeuvre tout ou partie d'un service public, quel qu'il soit, devraient être elles-mêmes obligatoirement des entreprises publiques...
III - Le lien entre services publics et secteur public
Hors les administrations, ce lien n'a tout simplement aucune raison d'être.
J'entends par là que, comme je viens de le dire, un service public peut parfaitement être mis en oeuvre par une entreprise privée. Et ça devrait être la règle pour tout ce qui n'entre pas dans la deuxième liste ci-dessus.
Je viens, en disant ça, de "jeter un pavé dans la marre", et je sais que je vais me faire "incendier" par tous ceux, et ils sont nombreux, qui considèrent que "privatisation" est synonyme de "démentèlement du service public", ce qui n'a aucun sens.
Ceux-là font la confusion entre "service public" et "secteur public". Sans parler de l'idéologie qui les pousse pour beaucoup d'entre eux à diaboliser le secteur privé, comme s'il était évident qu'une entité dirigée par l'état, et sensée ne pas être astreinte à la notion de rentabilité, au préjudice des finances publiques, soit plus capable qu'une autre de remplir sa mission. Je suis navré de constater que, dans les faits, on est souvent témoin du contraire !
Pour en arriver à un système harmonieux où ces pseudo services publics seraient assurés, et en même temps où l'état n'empièterait pas sur les intérêts des citoyens, sur leur droit de propriété et sur leur liberté d'entreprendre et de recueillir les fruits de leur action entreprenariale, je propose la définition de contrats de service public d'un nouveau genre. Ces contrats définiraient très précisément les missions et les obligations d'entreprises concessionnaires, et feraient l'objet d'appels d'offres à intervalles réguliers. Les entreprises seraient choisies en fonction de leur capacité à offrir les meilleures garanties, et bien entendu en fonction de leurs tarifs.
L'intérêt d'un tel système réside dans le fait que, le but même des entreprises étant la rentabilité et une concurrence étant instaurée entre elles, les coûts pour les budgets publics seraient mécaniquement réduits sans que la qualité du service soit remise en cause, puisque soumise à des contrôles stricts dans le cadre des contrats dont je parle.
Je sais que je vais déclencher une tempête de commentaires, peut-être même violents, avec ces propos "politiquement incorrects", mais je suis curieux par avance de voir si des arguments sérieux, irréfutables, et exempts de dogmatisme partisan, me seront opposés. Et bien entendu je suis prêt à les discuter avec chacun !
Commentaires
les vrais privilèges : Si les Français doivent désormais cotiser 41 ans pour leur retraite, le chef du gouvernement, à l'origine de cette réforme, est plus tranquille. Les vieux jours de nos gouvernants ne sont pas en danger. Le gouvernement a été inflexible: à partir de 2012, la durée de cotisation pour une pension à taux plein sera allongée à 41 ans. Mais qu'en est-il de la retraite de ces fiers et durs négociateurs, promoteurs d'une réforme loin de faire l'unanimité ? Combien de temps cotisent nos ministres, et notamment le premier d'entre eux, François Fillon ? Vingt-six ans député de la Sarthe, réélu en juin 2007, François Fillon a également été quatre ans président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire, maire dix-huit ans, conseiller régional depuis 1998, sept ans ministre, et Premier ministre depuis mai 2007. Une carrière chargée donc, qui rend compliqué le calcul de sa retraite. Commençons par le plus simple : les ministres ne touchent pas de retraite. Ils perçoivent tout au plus leur traitement pendant six mois, à condition de ne pas avoir retrouvé un emploi au cours de cette période. La rémunération d'un ministre atteint aujourd'hui 13 300 euros brut par mois. François Fillon doit donc assurer sa retraite sur un autre front : son poste de député. L'indemnité mensuelle de base du député ou sénateur s'élève à 6702,20 euros par mois. François Fillon, comme les autres députés, verse chaque mois 1 111,50 euros et touche, après plus de vingt-deux ans et demi de mandat, 5 973,33 euros brut. Cette somme constitue la pension maximale à laquelle peut prétendre un parlementaire. Pendant les quinze premières années de mandat, le parlementaire cotise double pour sa pension, et atteint trente-sept ans et demi de cotisations. Soit trois et demi moins que les salariés français. 7999 euros au total Le Premier ministre, qui touche 16 100 euros brut de traitement par mois, bénéficiera par ailleurs de 307 euros par mandat pour son poste de maire de Sablé-sur-Sarthe, soit 921 euros pour ses trois mandats. Il touchera 449 euros pour son unique mandat de président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire et 328 euros par mandat pour son poste de conseiller général de la Sarthe, qu'il occupe toujours depuis 1998. En cumulant, François Fillon touchera donc au total par mois pour sa retraite 7999, 33 euros. En octobre 2007, le statut des députés a pourtant été réformé. En plein débat sur les régimes spéciaux des retraites, le bureau de l'Assemblée nationale révise celui des députés. Une révision qui ne remet toutefois pas en cause l'ensemble des «avantages» des élus, et notamment la spécificité de la double cotisation, ou encore l'absence de limite d'âge pour exercer un mandat. À 54 ans, François Fillon n'a donc pas de souci à se faire…
Bel exposé, mais hors sujet...
Le commentaire de Tintin est très intéressant, très complet, soulève un vrai problème, mais n'a a priori absolument aucun rapport avec le sujet de mon billet.
Je tiens à dire que je suis fondamentalement opposé aux privilèges quels qu'ils soient. Mais je ne comprends pas très bien ce que celà vient faire ici. Bien entendu, je ne demande qu'à comprendre !...
Enfin, les français ouvrent les yeux et se rendent compte qu'ils ont porté au pouvoir une bande d'incapables. Mais, il est un peu tard d'ouvrir les yeux, le peuple va souffrir contrairement à Fillon et sa retraite dorée.
La cote de confiance de Nicolas Sarkozy perd deux points en mai à 38% d'opinions positives, alors que celle de François Fillon perd huit points, à 42%, selon un sondage CSA pour "Le Parisien/Aujourd'hui en France" et iTélé, rendu public jeudi.
Au total, 38% des personnes interrogées disent faire confiance au chef de l'Etat "pour affronter efficacement les principaux problèmes qui se posent au pays", contre 40% en avril. Ils sont 57% à ne pas lui faire confiance (+3).
Quant au Premier ministre François Fillon, 42% lui font confiance (-8 points). Ils sont 51% à ne pas lui faire confiance, contre 44% le mois dernier.
-sondage réalisé par téléphone les 29 et 30 avril auprès d'un échantillon représentatif de 1.003 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas. AP
Dernier spam
Voilà encore un "commentaire" qui n'en est pas un : il n'y a aucun rapport entre cette nouvelle intervention de tintin et le sujet de mon billet.
Cela s'appelle un spam, et désormais j'effacerai sans même y répondre toutes les interventions de ce style sur mon site...
Heureusement qu'il y a un peu de spam donnant des informations intéressantes sur ce blog car celui-ci est pour le moins poussif et pas très dynamique. Il faudrait un peu de référencement pour que des contradicteurs viennent apporter des éléments constructifs.
@ tintin
Vous avez le droit de penser ce que vous voulez de ce site. Je n'ai pas la prétention de plaire à tout le monde, ni celle de n'avoir que des lecteurs d'accord avec moi. Ce ne serait d'ailleurs aucunement intéressant.
Mais votre opinion, quelle qu'elle soit, ne vous autorise pas à l'utiliser comme une tribune pour vos propres idées. Si vous avez autant envie de vous exprimer, pourquoi ne pas créer votre propre blog, au lieu de poluer ceux des autres ?
J'ajoute que si, comme vous le dites si mal, mon site n'a pas suffisamment d'audience, je ne vois pas très bien votre intérêt de venir y mettre votre désordre...
Ceci est ma dernière réponse. Toute autre interventon du même ordre sera systématiqement détruite.
distinction essentielle
Salut René,
merci beaucoup de rappeler cette distinction si essentielle entre secteur public et service public...uN service public peut en effet être rendu par une acteur du secteur privé : cela devrait être rappelé chaque jour pour éviter la dérive actuelle. La plupart des gens pensent en effet que tout service public doit être confié à des fonctionnaires, ce qui ne peut que conduire à la situation où nous sommes : 1 actif sur 4 est payé par l'Etat. Le niveau des prélèvements obligatoire atteint 44% (de mémoire) du PIB. Tout ça pour un chômage important, une société en manque de repère (voir la situation à l'école).
Il est grand temps de redonner de l'air aux individus !
à bientôt !
"uN service public peut en effet être rendu par une acteur du secteur privé "
On voit bien le résultat que cela donne dans les communes qui ont choisi la gestion privée pour le service de l'eau par exemple. Beaucoup réinternalisent la gestion de ce service car le niveau de service fourni à la population était désastreux.
Un service public est un service d'intérêt général financé par les impôts permettant l'égslité de droit et de traitement de tous les citoyens dans des domaines considérés comme essentiels.
Or le service privé et marchand n'étant intéressé que par le profit et le maximum de profit pour le minimum d'investissement, ce qui est particulièrement aggravé dans la société actuelle, ne saurait fournir cette égalité de droit et de traitement, car ce n'est pas son souci.
Donc tous les services publics que vous avez évoqués, et dont la plus grande partie a déjà été bradée au privé, avec les conséquences que nous pouvons constater, doivent rester des services publics.
Maintenant la manière dont ces services sont gérés est une autre chose. Un service public n'a pas à être rentable, dans la mesure où il est financé par l'impôt, c'est à dire qu'il n'a pas à faire payer à l'usager la totalité de ses dépenses, puisque collectivement par l'impôt l'ensemble des usagers a déjà payé par avance une partie des frais. Par contre ça ne signifie nullement que le service public doit être mal géré, gaspiller, ne pas se préoccuper des dépenses,pas du tout.
Je considère que nous avons un énorme problème en France, mais qui est du à une corruption généralisée d'une gestion féodale par les politiciens où tout le monde pille les deniers publics, du gouvernement aux collectivités avec une collusion avec les affaires.
Maintenant dans une société plus saine, plus juste et veillant au respect des droits de tout un chacun, peut-être que le service public pour être différent ... mais actuellement, vu les inégalités et la paupérisation croissante, sa démolition est une catastrophe.
Je ne crois pas que si les contrats que vous proposez, étaient mis en place les engagements seraient respectés du côté privé, sauf si l'on contrôle minutieusement leur application.
Or en France presque tous les marchés publices sont truqués, font l'objet de pots de vins actuellement ... tant que nous aurons une classe politique corrompue et je mets dans le même sac la droite et la gauche, les finances publiques seront malmenées et même la meilleur idée en théorie sera dévoyée dans sa mise en application.
Amicalement
Quelques précions indispensables
@ tintin
Pardon de ne pas vous répondre directement sur le seul exemple que vous évoquez. Vous trouverez ci-dessous, je pense, les éléments de cette réponse.
@ benedicte
Merci pour votre analyse. Je suis à peu près d'accord avec vous, sur le constat de la situation actuelle en tout cas.
Pour ce qui est du principe selon lequel "un service public n'a pas à être rentable", c'est une école. Ce n'est pas la mienne. Primo, et vous l'avez bien dit, ça "ne signifie nullement que le service public doit être mal géré". Secundo, je ne vois pas au nom de quel principe il ne devrait pas être bénéficiaire chaque fois que c'est possible. Le fait qu'il soit financé par l'impôt n'implique en aucune manière que ce financement soit par définition "à fonds perdus". Tenir ce raisonnement, c'est faire fi des intérêts légitimes du contribuable, lequel est à mes yeux ni plus ni moins que l'actionnaire de l'administration quand elle met en oeuvre elle-même le service public dont nous parlons. Le produit de l'impôt APPARTIENT au contribuable, et est utilisé EN SON NOM par les pouvoirs publics qui lui DOIVENT DES COMPTES. Les institutions prévoient d'ailleurs implicitement ce principe, de par l'existence même de la Cour des Comptes, laquelle devrait à mon sens avoir des pouvoirs beaucoup plus étendus, y compris un droit de veto en amont et un pouvoir de sanction en aval. S'il était respecté dans les faits, non seulement le déficit budgétaire ne serait pas cette énorme gabegie que nous connaissons, mais le citoyen-contribuable aurait sans doute un peu moins de défiance à l'égard de la gente politicienne qui détient le pouvoir, qu'elle soit de droite ou de gauche...
Comme je le dis dans mon billet, le fait de confier les services publics à des entreprises privées, dont la finalité est le profit ET DONC la rentabilité, serait par nature un gage d'efficience, A CONDITION bien entendu qu'un contrôle efficace lui-aussi, impartial et minutieux, soit mis en oeuvre. Les quelques cas que nous connaissons aujourd'hui de ce que vous appelez à tort une "démolition" des services publics, sont un contre exemple en ce sens que, justement, ils s'inscrivent dans un cadre contractuel qui ne permet pas ce contrôle. Les entreprises concessionnaires sont de simples fournisseurs de services, alors qu'elles devraient être des sous-traitants sous l'autorité directe du donneur d'ordre, à savoir de l'administration. Demandez à un équipementier automobile s'il est libre d'agir à sa guise dans le cadre du contrat qui le lie au constructeur pour qui il travaille. Vous serez sans doute surprise du résultat : le sous-traitant est considéré ni plus ni moins que comme un service externe de son donneur d'ordre. A tel point que certaines (petites) entreprises du secteur se refusent à travailler "en première monte", c'est à dire dans le cadre de tels accords de sous-traitance où elles ont le sentiment de "ne plus être chez elles". C'est l'intérêt du constructeur qui prévaut, à tous les niveaux. Pourquoi l'Etat ou une collectivité locale seraient-ils incapable d'agir comme PSA ou Renault ? Pardon pour cette digression quelque peu "hors sujet" qui n'a eu pour but que d'expliciter mon propos. Il reste que le fait de mettre en concurrence plusieurs acteurs ferait mécaniquement baisser les coûts, comme c'est le cas dans tous les domaines pour peu qu'on s'assure du respect des règles de cette concurrence.
Reste le problème de la corruption, que vous évoquez à juste titre. Même si on n'en est pas autant victime en France que dans d'autres pays, y compris en Europe, c'est un vrai problème, et vous avez raison d'évoquer les marchés publics à son sujet. Je pense que le renforcement des pouvoirs de la Cour des Comptes, que j'évoquais plus haut, serait au minimum un début de réponse. Mais on n'éradiquera jamais totalement le phénomène. Ceci étant, cette corruption existe bel et bien, d'ores et déjà, dans le cadre purement administratif, et je ne crois pas que l'ouverture au secteur privé soit de nature à l'aggraver considérablement. Il faudrait évidemment s'assurer, comme c'est déjà la règle aujourd'hui, mais insuffisamment appliquée, que le donneur d'ordre (ou le décisionnaire) et le fournisseur de service n'aient AUCUN intérêt commun.
Juste un mot, totalement hors sujet cette fois : je viens de découvrir votre site, et j'ai bien aimé le concept de la "petite fourmi curieuse". Restez curieuse en effet, c'est un des signes de cette "bonne santé" sociétale qu'évoque en creux J. Krishnamurti dans votre citation.
Amicalement.
Tout à fait en phase avec l'analyse de Bénédicte.
"Il reste que le fait de mettre en concurrence plusieurs acteurs ferait mécaniquement baisser les coûts, comme c'est le cas dans tous les domaines pour peu qu'on s'assure du respect des règles de cette concurrence."
Vous savez très bien que la réalité ne correspond pas du tout à cela. Les grand groupes privés qui ont mis main basse sur des services publics assurés auparavant par les services publics des collectivités locales se sont bien arrangés pour se partager le gateau. Souvent, ils ont pratiqué au départ des tarifs alléchants pour augmenter de façon scandaleuse les tarifs par la suite. Vous voulez mettre sur le même plan des sosciété sous-traitantes de Renault et les grands groupes comme Vivendi et Suez. Dans la société que nous vivons, une collectitivé locale n'a aucun poids vis à vis de ces sociétés multinationales.
Affaire de volonté politique
Je croyais avoir suffisamment insisté sur le fait que cette approche n'est envisageable que dans le cadre de rapports contractuels où les collectivités donneuses d'ordres seraient dotées d'une autorité de contrôle, et de contrainte, sur les entreprises concessionnaires de services publics, quelle que soit la taille de ces entreprises.
Pour reprendre le parallèle avec les équipementiers, puisque vous y revenez vous-même, j'ai personnellement approché de très près dans ma carrière professionnelle l'entreprise Delphi, multinationale américaine du groupe General Motors, et je peux vous assurer qu'elle ne "bronchait" pas quand PSA, par exemple, la rappelait à l'ordre, avec des sanctions financières très lourdes à la clef... Il faut cesser de considérer que la puissance financière procure l'impunité et rend intouchable. C'est une simple question de volonté politique. L'exemple de Vivendi et de Suez est significatif de ce qu'il ne faut pas faire : passer un marché et laisser faire l'opérateur. Dès lors, oui, toutes les dérives sont possibles. Il faut au contraire jouer son rôle jusqu'au bout, contrôler, et si besoin sanctionner. Ce que, manifestement, on ne fait pas aujourd'hui.
Libéralisme....
"Jouer son rôle jusqu'au bout, contrôler et si besoin sanctionner..Ce que, manifestement, on ne fait pas aujourd'hui".
Constat bien réel, en effet.
Mais c'est exactement la définition de la politique libérale suivie par MM Sarkozy et Fillon pour lesquels vous avez voté.
Alors, ne faites pas le surpris et/ou le naïf aujourd'hui....
jf.
Recadrage
Jacques, quand en réponse à un autre commentaire je vous ai dit que vous déformiez mes propos, vous m'avez répondu que moi, je "répondais à côté". Que vous venez-vous de faire ici, sinon répondre à côté ?
A moins que vous n'ayez voulu effectivement répondre directement à mes dires ? Mais dans ce cas, vous faites une très grosse erreur, car les contrats de concession de service public dont nous parlions, tintin et moi, ceux conclus avec Vivendi et Suez, n'ont été signés ni par Nicolas Sarkozy ni par François Fillon : d'abord ils ont été conclus par des collectivités locales, EPCI ou communes, pas par l'état, et ils l'ont été pour la plupart il y a des années, y compris souvent par des élus de gauche.
En outre, si c'est là votre définition du libéralisme, il ne m'étonne pas que nous ayons souvent du mal à nous comprendre. Si vous en avez le temps, relisez-moi : j'en parle je pense d'une manière assez explicite.
Cordialement.
Encouragements
Je découvre votre blog aujourd'hui.
J'apprécie particulièrement la façon claire dont vous exprimez vos idées, que j'approuve, ainsi que la patiente pédagogie dont vous faîtes preuve; l'enseignement élémentaire des sciences économiques a bien besoin de soutiens en France, où le seul mot de libéralisme est considéré avec horreur.
Bien à vous
@ penthievre
Merci pour votre commentaire encourageant.
Il est souvent difficile, en effet, de faire oeuvre de pédagogie tant certains médias, et les partis "de gauche", s'emploient à longueur de temps à diffuser un message aussi faux que tapageur sur la question.
Mais c'est aussi un moteur pour ceux qui veulent défendre l'idée de la liberté d'action en économie, et du libre arbitre en général.
Cordialement.
Bonjour. Je découvre votre blog et je permets de faire quelques remarques sur votre billet.
Vous tenez dans votre papier un argumentaire clairement engagé, et c'est intéressant. Je crois pourtant que vous allez vous aussi dans la direction du dogmatisme. En effet, si on s'intéresse un peu à la manière dont les services publics fonctionnent un peu partout dans le monde, on constate qu'aucun pays ne fonctionne comme vous le dites. Voyageant régulièrement aux Etats-Unis, j'ai pu me rendre compte que, si les Américains considèrent que l'éducation ou la santé relèvent du privé par exemple, et qu'il est dangereux que l'Etat s'y investisse, il est inimaginable pour eux que l'eau soit confiée au secteur privé comme c'est le cas chez nous. Il y a donc d'importantes différences culturelles et il ne faut pas rester accroché à des principes fondamentaux qui resteraient immuables quelque soit le pays où l'on se trouve.
Pour revenir au fond, et pour briser le dogmatisme autant libéral que keynésien, je crois qu'il est possible de bien gérer un service public avec n'importe quel système, du moment que c'est un choix collectif clair et que l'objectif est l'efficacité du service. Les citoyens doivent définir leurs objectifs ensemble, et discuter des modalités de contrôle. Ils doivent aussi définir les critères d'évaluation. Tout cela prend du temps, et une vraie réforme de l'Etat consensuelle doit prendre ce temps. Vous soulevez la question du contrôle, et elle est réelle. Etant moi-même fonctionnaire, je vois bien que les contrôles sont largement insuffisants sur les administrations et sur les fonctionnaires, mais, je vous le signale, ils le sont aussi sur les entreprises qui sont dans le secteur public et dans celles qui détiennent des délégations de service public. N'oublions pas les immenses scandales financiers qui ont touché le secteur de l'eau au début des années 2000. Tout cela vient du désintérêt général des citoyens pour ces questions. Quand il s'agit de dire que c'est trop cher, nos concitoyens déboulent et se plaignent. Mais si on leur dit: "participez aux contrôles, intéressez-vous à ce qui se passe, critiquez, faites des choix", il n'y a plus personne. Finalement, les politiques sont assez peu discutées et les contrôles sont aussi très coûteux...
Ce qui ressort de votre billet, c'est que vous ne croyez pas au collectif pour gérer des problèmes quels qu'ils soient et vous imaginez même que ce collectif est dangereux. A mon sens, la place de l'Etat devrait être définie par les citoyens et leurs représentants. Si les citoyens ne veulent plus de l'éducation dans l'administration, libre à eux de décider de la privatiser. Cependant, ces mêmes citoyens doivent être capables aussi d'en assurer les coûts et de ne pas râler si la moitié d'entre eux n'ont plus accès au service parce qu'il est trop cher. De même, il faut que la puissance publique, incarnation de la souveraineté, puisse, si les citoyens le souhaitent, élargir ou restreindre son champ d'intervention, pour que les choses marchent le mieux possible.
Dans la gestion de l'Etat, on doit donc laisser la place au citoyen qui doit influer dans un sens ou dans l'autre. Quittons le dogmatisme, car lorsqu'on regarde nos voisins, on voit que tous les systèmes peuvent marcher. Critiquons les entreprises, les collectivités territoriales et l'Etat lorsque cela ne marche pas. Ayons conscience que tout cela coûte cher, si on veut de la qualité malgré tout. Prenons aussi en compte le fait que la culture de chaque société joue. Sinon, on va tomber des les écarts des régimes socialistes, qui appliquait le modèle russe partout sans se soucier de l'endroit où ils étaient.
D'autre part, je voudrai rectifier quelque chose que j'ai lu ici. Il me semble avoir lu que l'ensemble des prélèvements de l'Etat se monte à environ 29% du PIB, soit un point de plus qu'au Royaume-Uni. Cela donne donc un prélèvement d'environ 500 milliards d'euros, qui se répartissent pour 40% vers le budget de l'Etat et pour 60% vers la Sécurité Sociale. Ces chiffres demandent cependant à être vérifiés. Pour comparaison, le PIB tourne autour de 1500 milliards d'euros, et là, je suis sûr du chiffre.
Libéral, mais pas dogmatique.
Bonjour Mathieu,
Merci pour ce long commentaire. La première chose que j'ai faite après l'avoir lu est d'aller sur votre site, et j'y ai lu avec intérêt votre billet du 12 mai sur le libéralisme. Je ne vais pas y répondre ici, évidemment, mais il m'a permis de me faire une petite idée de votre pensée politique, et il me procure un éclairage sur ce que vous me dites.
Tout d'abord, je ne pense pas que défendre ses convictions dans un esprit critique, comme je le fais sur ce site, soit suffisant pour être accusé de dogmatisme comme vous le faites à mon égard. Le dogmatisme, c'est pour moi autre chose : c'est s'en tenir à une doctrine en refusant de la remettre en cause, en refusant de discuter les arguments de ses contradicteurs, et accessoirement agir en toutes circonstances en fonction de cette doctrine, même dans les cas où on n'est pas très sûr d'avoir raison sur un point précis. Dans ce dernier cas, on tombe dans cette mauvaise foi que j'ai plusieurs fois reprochée à certains de mes interlocuteurs.
Ensuite, je ne vais pas répondre point par point à votre commentaire, et comprenez que c'est assez positif à votre égard. En effet, à l'inverse de beaucoup des intervenants sur ce site, et bien que je ne sois pas d'accord avec votre position, elle a le mérite d'être lucide, de toute évidence réfléchie, et elle représente simplement une alternative à ma façon de voir les choses. Mais cette alternative est crédible, n'est pas sous-tendue, justement, par un dogme, et vos arguments sont eux-mêmes sensés et discutables au sens étymologique du terme. Il n'empêche que nous sommes en désaccord sur presque tout.
Sur le plan philosophique, je vous répondrai seulement que, globalement, ma position est très différente de la vôtre en ce sens que je considère que l'intérêt primordial dans l'organisation politique de toute société est celui de l'individu, si besoin est contre celui de cette entité abstraite que l'on peut nommer qui "société", qui "peuple", qui "nation". Cette entité n'est que la somme des individualités, et c'est donc l'individu, et sa liberté au plein sens du terme, qui doit être vue comme une finalité. C'est en ce sens que je considère que le rôle de l'état, qui, vous l'avez dit, est absolument indispensable pour assurer la stabilité et la sécurité de l'ensemble, encore une fois au bénéfice de l'individu-citoyen, que le rôle naturel de l'état, donc, est cette sécurité et la garantie cette liberté.
Sur le plan économique, le rôle de l'état, dans le cadre de cette défense du citoyen, est notamment, et je l'ai bien dit, de régenter et de contrôler les comportements des intervenants afin que les règles de la concurrence soient srucupuleusement respectées, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui et qui est à la base des scandales que vous évoquez.
Pour ce qui est du taux de prélèvements obligatoires, il est de 44 % du PIB (source : projet de loi de finance pour 2008 sur le site du ministères des finances) si l'on cumule état, collectivités locales et sécurité sociale. La dépense publique quant à elle est de l'ordre de 54,9 % du PIB (source : rapport économique, social et financier du même ministère des finances). Cela revient à dire qu'en moyenne tout citoyen travaille plus de 6 mois par an pour la collectivité. Dans un pays où, paralallèlement, on a du mal à trouver 25 % de citoyens "moyennement satisfaits" de leur sort, avouez qu'on est au minimum confronté à une incongruité...
En conclusion, je peux parfaitement concevoir que, comme vous, un certain nombre de personnes militent pour un interventionnisme important des pouvoirs publics. Je peux même concevoir que ces mêmes personnes considèrent que cela puisse représenter un gage de "sécurité sociale" (au sens propre), et peut-être une parade contre les excès supposés du secteur privé. Quant à moi, je pense que les citoyens sont majeurs, capables, et dignes de présider eux-mêmes à leur propre destinée, dès lors que les conditions de la paix sociale sont assurées. Et je pense que l'état n'a pas à se mêler de la sphère privée de ses administrés, sous couvert de protection dite sociale. C'est une forme de paternalisme, et accessoirement de mépris à l'égard des individus. En outre, et pour ne parler que de l'aspect économique des choses, l'importance des prélèvements que le système suppose nuit mécaniquement à la bonne marche de l'économie, et engendre à la fois du chômage et des besoins en aides sociales, donc en prélèvements, etc.. etc.. C'est le cercle vicieux dans lequel nous nous trouvons depuis plusieurs décennies et dont on n'arrive pas à se sortir.
Mais vous avez raison de dire deux choses : le citoyen doit (devrait) être consulté sur le mode de fonctionnement des services publics avant leur mise en oeuvre sous une forme ou sous une autre, et aucun modèle n'est universel, ce qui suppose que l'on tienne compte des mentalités locales. Quand je m'exprime sur ce site, je ne parle évidemment que de la France.
Cordialement.
Merci et poursuivons
Je vous remercie de votre commentaire, et tiens à vous signaler que le terme de dogmatisme n'était pas injurieux dans ma bouche. Je suis moi-même dogmatique sur certains points, mais j'essaie de me soigner, aussi par mon blog.
Concernant tout ce que vous avez écrit ici, je reste convaincu et totalement d'accord avec vous que le problème de fond tient à la place de l'individu dans la pensée politique. C'est vrai que je reste persuadé que l'existence d'une société implique le fonctionnement en société, et que si l'individu se conçoit comme seul et indépendant, il s'affaiblit et peut, sans s'en rendre compte, remettre en cause sa propre liberté, autant au profit de l'Etat que des groupes privés, d'autres groupes sociaux ou d'autres Etats dans les pays du Sud. J'espère que nous aurons l'occasion d'en rediscuter sur d'autres thèmes. On touche cependant à un point fondamental du champ politique, et je suis persuadé qu'il s'agit là d'une différence profonde entre droite et gauche, qui existe encore malgré la volonté générale de faire croire que ce n'est plus le cas...
Nicolas Sarkozy pense que rien n'est foutu tant qu'on agite les bras
Il faut le voir gigoter sur les tribunes pour brasser un air pas franchement convaincant. Nicolas Sarkozy ne sait plus quoi inventer pour se moquer de ces pauvres désabusés qui ont voté pour lui et se réveillent avec un sacré mal au fondement.
Ainsi s'est il lancé dans une diatribe digne de figurer au rayon des pantomines les plus grotesques. Elucubrations destinées à faire croire que pour sortir les français de la spirale de pauvreté dans laquelle il les a plongé, il suffit qu'il y ait davantage de grandes surfaces. Quand on sait qu'on a un taux presque deux fois supérieur à l'Allemagne et l'Italie, cela laisse augurer de la suite.
Le fossoyeur attitré du pouvoir d'achat a donc pour projet de faire baisser les prix ... de 1,5%. Non la virgule n'est pas une erreur, vous avez bien lu. C'est un projet tellement ambitieux qu'il faut s'assoir pour le contempler et oublier qu'on s'est une fois de plus fait entubé royalement.
Ce qui est franchement drôle c'est de constater que le mari de Carla Bruni n'a rien compris au pouvoir d'achat et à la paupérisation accélérée du français moyen.
Faire baisser ainsi homéopathiquement les prix sur quelques milliers de produits de supermarché ne sera même pas un commencement de gain de pouvoir d'achat de quoi que ce soit.
Le pouvoir d'achat, c'est la possibilité de se déplacer, de se loger, de se vêtir, de se soigner, de s'amuser, sans avoir besoin d'un crédit pour acheter une sucette au petit dernier.
Or le gasoil coute maintenant plus cher que le pinard. Pardon, Sarkozy ne boit pas de vin, ça lui tourne la tête pendant les sommets du G8.
Ainsi, une fois de plus, en agitant les bras gaillardement, Sarkozy montre-t-il qu'il n'a pas besoin de caricaturiste attitré. Il en est une montée sur talonettes et affublée de Ray Ban.
Et pendant ce temps là sa majorité part en cacahouète. Tellement écoeurée d'être méprisée par un incompétent pédant.
@ sarkostique
Salut,
Ton commentaire pourrait être intéressant à deux conditions :
1) S'il avait un rapport, même lointain, avec le sujet de mon billet, ce qui n'est absolument pas le cas. Ce n'est donc pas un commentaire, et j'ai eu du mal à me retenir de l'effacer sans même y répondre. Mais comme je suis opposé à toute censure, je n'en ferai rien ... provisoirement.
2) Si tu n'étais pas de parti pris (mais compte tenu de ton pseudo, ça n'étonnera personne). Nicolas Sarkozy n'est pas responsable de l'érosion du pouvoir d'achat en encore moins de "la spirale de la pauvreté" dont tu parles. Et l'idée qui consiste à intensifier la concurrence pour faire baisser les prix est loin d'être idiote. Quant au taux de 1,5 % que tu trouves ridicule, je te fais simplement remarquer qu'il représente plus de la moitié de l'inflation actuelle. Si tu trouves ça insignifiant, je ne vois pas bien ce à quoi tu t'attends.
Mais encore une fois, ça n'a rien à voir avec la discussion en cours ici, et je te prie de bien vouloir cesser de la polluer avec des interventions de ce style.
Merci d'avance.
Petit complément d'analyse....
http://lamauragne.blog.lemonde.fr/2008/05/20/reduction-du-nombre-des-fonctionnaire-pipeau-demagogie/
Merci, Jacques
Merci d'avoir posté ce commentaire qui éclaire le débat d'un jour nouveau, chacun en conviendra...
A bientôt.
une autre idée reçue sur le fait que les français travaillent moins que nos voisins balayée par une étude de l'OCDE :
http://jegpol.blogspot.com/2008/05/temps-de-travail-et-croissance.html
Temps de travail
Je ferai un de ces jours un billet sur le temps de travail, sujet sur lequel je suis a priori en désaccord avec certaines thèses "officielles".
Mais je préfère le faire à tête reposée et après m'être largement documenté sur la question plutôt que de répondre au pied levé à un commentaire, et j'invite 1_des_faineants, entre autres, à reprendre alors la discussion.
Il reste que je vois mal le rapport avec le sujet de mon billet...
A bientôt.
