mardi 3 février 2009
Quelle relance ? Quelles mesures ? Quelle réponse ?
Juste un petit billet, aujourd'hui, pour souligner deux articles de presse qui m'ont interloqué, non pas en eux-mêmes mais en regard de leur concomitance.
Tout d'abord, l'article de Challenges qui relate le nouvel accord conclu entre les différentes centrales syndicales, aux termes duquel elles annoncent "attendre le discours de Sarkozy" pour "en apprécier la portée et en mesurer les conséquences", sachant qu'elles "[...] attendent des réponses aux revendications par l'annonce de mesures concrètes et immédiates [...]".
Ensuite, l'article de LCI qui explique comment la "prime à la casse" rencontre un très vif succès, mais bénéficie essentiellement aux modèles d'automobiles construits pour l'essentiel à l'étranger...
Concernant le "plan de relance", la position des centrales syndicales est bien connue, calquée sur celle du PS et savamment promue dans l'opinion, à savoir que les mesures annoncées par le gouvernement "sont inadaptées" (même si tous les économistes s'accordent à dire le contraire) et que la "bonne politique", conforme à l'attente des Français (attente savamment "programmée" au moyen de cette méthode Coué dont j'ai déjà parlé), serait de procéder à une relance par la consommation, en lieu et place de l'aide à l'investissement, qui est l'essence principale du plan gouvernemental actuel.
J'ai déjà dit tout le bien que je pensais, non pas du plan de relance lui-même (encore de l'interventionnisme forcené d'une part, et encore le creusement des déficits d'autre part) mais de l'esprit dans lequel il est bâti, c'est à dire en visant l'investissement dans l'avenir et non les seules dépenses immédiates, inefficaces à moyen et long terme comme l'aurait dit ce brave La Palice tant c'est évident.
Tous les syndicalistes ne fustigent pas les mesures prises, et certains ont l'intelligence d'admettre qu'elles sont de bon sens, mais tous demandent des "aides immédiates au pouvoir d'achat", en supplément quand ce n'est pas à la place de ce plan.
Or, il n'est pas besoin de revenir sur l'argument parfaitement justifié des plans de relances du passé, exclusivement orientés vers la consommation et qui ont TOUS échoué. Il suffit de simplement réfléchir quelques instants avec intelligence et sans parti pris.
Creuser les déficits budgétaires pour alimenter l'investissement, c'est certes hypothéquer l'avenir et reporter sur nos enfants, on ne cesse de le répéter, la charge de nos erreurs présentes et passées, mais c'est aussi permettre à l'économie (à l'industrie, au bâtiment, aux TP, à la recherche) de se construire un avenir; c'est préparer les emplois et les bénéfices de demain. C'est aussi favoriser l'emploi au présent, les opérations lancées dès maintenant nécessitant de la main d'oeuvre, et donc permettant de distribuer immédiatement des salaires et du pouvoir d'achat. Distribuer directement des sommes égales, voire supérieures comme le réclament certains, c'est au contraire dépenser cet argent en pure perte ou presque.
D'une part, je l'ai déjà dit, ces sommes si colossales soient-elles, ne peuvent représenter pour chaque individu concerné, sous la forme d'aides directes, que des montants dérisoires et en tout cas extrêmement limités dans le temps. D'autre part, cette relance de la consommation immédiate, même si l'argument est largement réfuté par nombre de responsables syndicaux et politiques, bénéficierait essentiellement à l'importation de produits, même français, fabriqués à l'étranger. Que cet état de fait résulte d'erreurs de gestion ou d'une politique erronnée, ce dont je ne suis pas certain, ne change rien à l'affaire. Et passés un ou deux mois (le temps de dépenser les 26 milliards dont on parle), on en reviendrait à la case départ, avec un "trou" de 26 milliards supplémentaires à combler et sans que l'activité en France, et donc l'emploi, et donc le pouvoir d'achat, n'y aient rien trouvé de positif.
Et c'est justement là qu'intervient le deuxième article, celui de LCI : on y apprend que la prime à la casse, qui est un parfait exemple d'une telle "aide à la consommation des ménages", bénéficie essentiellement, en liaison avec le "bonus écologique", à la vente de véhicules neufs de petite cyclindrée (crise oblige, c'est tout à fait normal) qui pour la plupart sont fabriqués à l'étranger, où les usines ne peuvent même plus fournir la demande. La prime à la casse en France a donc participé activement à la lutte contre le chômage ... à l'étranger !
CQFD...
Que la masse des citoyens, qui souffrent de la crise pour beaucoup d'entre eux c'est évident, ne réagissent qu'au premier degré en disant en substance "je manque de pouvoir d'achat, donnez-moi des sous", c'est déjà assez affligeant, mais il est tout simplement époustouflant que des hommes et des femmes responsables, sensés pourvus d'une intelligence supérieure à la moyenne (c'est du moins l'image qu'ils et elles ont dans l'opinion), ne soient pas capables de tenir des raisonnements aussi simples, et de procéder à des constatations aussi évidentes, à la lumière qui plus est de l'expérience du passé...
A moins que tous (et toutes) ne soient pas d'une extrême sincérité et d'une extrême honnêteté intellectuelle, et qu'ils (elles) ne "surfent" tout simplement sur la vague du mécontentement de leurs ouailles pour les entraîner dans des "actions syndicales" et des défilés de rue propres à faire la démonstration de leur force, et à asseoir leurs positions dominantes ?
Voilà encore une manière de prendre le citoyen moyen en ôtage. Gageons que, quelle que soit la teneur du discours de jeudi, une ou plusieurs nouvelles journées noires son à prévoir, téléguidées par ces soi-disant responsables pour qui "négocier" signifie uniquement "satisfaire nos revendications", et qui ont sans doute déjà programmé en secret leur "réponse circonstanciée".
Il reste à espérer que nos responsables politiques ne cèdent pas au chantage. Mais en auront-ils le courage ? On en revient toujours à la même question fondamentale.
CE QUE JE CROIS EST MEMBRE DU RESEAU LHC

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Commentaires
CQFD évidemment
Merci René de nous avoir signalé l'article de LCI, il constitue une parfaite illustration de l'inefficacité d'une fausse-bonne mesure précipitée !
Etonnant effectivement tant d'aveuglement idéologique ou les bons sentiments font office de raisonnement élémentaire !...alors réelle incompétence ou démagogie ?
Attention aux mots!
Je ne vous souhaite pas cher M. Foulon d'être réellement pris en otage un jour.
Mais si, d'aventure, cela vous arrivait, je pense que vous n'utiliseriez plus ce mot à tort et à travers !
Pour le reste, libre à vous de brocarder la gauche et les syndicats, mais ne savez-vous donc pas que tous nos voisins ont consacré une part de leur "plan" au pouvoir d'achat???
Ne savez-vous donc pas que le FMI, dans une Note du 28 Décembre 2008 , vient de recommander aux Etats de consacrer une part de leur plan de relance au "pouvoir d'achat des foyers à revenu modeste" ???
Ne savez-vous pas (pourtant vous devriez applaudir) que M. Obama a décidé de réduire de mille dollars les impôts de 95% des contribuables des USA ???
Enfin nous poser comme postulat que si les Français touchaient les 500 euros proposés par le PS, ce serait pour aussitôt acheter des biens d'importation, c'est particulièrement ubuesque.
Pensez-vous réellement que ceux de plus en plus nombreux qui vont aux Restos du Coeur, font les poubelles des supermarchés, fouillent les ordures de fin de marchés, iront acheter des portables Nokia ou des écrans plats de Samsung et autres.
Franchement, vos penchants au mépris de ces pauvres gens n'est jamais loin sous la surface de vos écrits, excusez-moi de vous le répétez.
jf.
jf.
Les "mépriser" ou les "flouer" ?
Bonjour Jacques,
Merci pour votre commentaire, qui pose de bonnes questions (vous constaterez que je sais ne pas être méprisant, contrairement à ce que vous me reprochez souvent).
Pour ce qui est du mot "ôtage", essayez, s'il vous plaît, de ne pas toujours prendre les expressions que vous lisez chez moi ou ailleurs "au pied de la lettre". Si je faisais de même avec vous, il m'arriverait plus souvent de vous invectiver sur votre propre bloc-notes ! Les mots ont bien souvent un sens propre et un sens commun. Etre "pris en ôtage" ne signifie pas forcément être pieds et poings liés au fin fond de la jungle colombienne. Quand je dois me rendre à mon travail et qu'aucun train ne part de St Lazare parce que les cheminots, que je respecte par ailleurs mais qui selon moi utilisent le droit de grêve comme un joujou d'enfants gâtés qu'ils sont, en ont décidé ainsi, je me sens, comme des milliers de mes compatriotes, "pris en ôtage". Ne vous en déplaise...
Pour le reste, je sais parfaitement que nombre des plans de relance décidés par les autres pays ont une part d'aide à la consommation, ce qui n'équivaut pas à une aide au pouvoir d'achat. La nuance, d'importance, c'est que la relance de la consommation n'est par nature qu'une aide temporaire, qui aide certes à subvenir dans l'instant aux besoins quotidiens des plus nécessiteux, mais qui n'augmente pas du tout le pouvoir d'achat, lequel est une notion de long terme. Même les milliards que représente nécessairement un plan de relance dans une crise aussi profonde que celle-ci, ne peuvent se décliner en une rente de durée significative qui, seule, serait du vrai pouvoir d'achat. Et ne me dites pas que je joue sur les mots : si on institue une aide pendant deux ou trois mois dans le but de palier les effets d'une crise qui durera sans doute, malheureusement, plusieurs années, cela s'appelle communément (encore un "sens commun") un cautère sur une jambe de bois...
En outre, je répète qu'il est absolument déraisonnable de distribuer des richesses avant de les produire, que ce soit l'état qui paie ou que ce soient les entreprises. Le pouvoir d'achat ne se décrète pas, et ne se crée pas artificiellement. Il est la conséquence de la production de richesses. Sinon, ce n'est pas du pouvoir d'achat, c'est de l'abus de bien sociaux (au sens propre cette fois). Et c'est ce dont nous nous rendons coupables depuis des décennies...
A l'inverse, relancer l'investissement, c'est mettre du carburant dans le moteur de la machine, c'est aider à cette production de richesses qui permettra l'augmentation du pouvoir d'achat que sous appelons tous de vos voeux. C'est en tous cas le but de l'opération, sachant que ça ne marchera que si tout le monde fait les efforts nécessaires, y compris en ne bloquant pas ledit moteur par des débrayages à répétition.
Le FMI, en effet, (dirigé par un éminent socialiste français de renom), recommande "une aide significative au pouvoir d'achat des foyers à revenu modeste", et je suis évidemment d'accord sur le principe (même si ça vous étonne). Mais ça ne signifie pas nécessairement de distribuer gratuitement des assignats (et là, vous êtes sans doute déjà moins étonné). Ma position ci-dessus n'est pas en désaccord avec les propos du Grand Argentier de la Planète : les premiers bénéficiaires de la relance du moteur économique seront bel et bien les chômeurs et les RMIstes, c'est à dire la plus grande partie de ces "foyers à revenus modestes" dont nous parlons.
Que "Saint-Obama-Le-Nouveau-Messie" procède (pour l'instant, il n'a fait que le promettre...) à une baisse significative des impôts directs d'une grande majorité de ses aministrés est évidemment une très bonne chose, et je m'étonne un peu d'ailleurs que vous vous en félicitiez, peut-être à cause d'un a-priori coupable à votre égard, dû à vos prises de positions habituelles. Quant à moi, je ne peux qu'applaudir à une telle mesure, que je voudrais bien pouvoir constater dans mon propre pays. Sachant que le corolaire ne peut être que de deux ordres : soit une baisse symétrique des dépenses publiques, soit un creusement du déficit budgétaire. Je ne vais pas réitérer ici ma position sur le sujet. Vous la connaissez par coeur...
Ensuite, dire qu'un regain de consommation au quotidien revient à importer des produits fabriqués à l'étranger n'est absolument pas un "postulat", et encore moins "ubuesque" (heureusement, je prends votre propos dans son sens commun, et pas au premier degré). Que vous le vouliez ou non, que ça vous gêne ou pas, une très grosse part des produits de consommation courante, y compris de première nécessité, sont importés. Notamment au-travers des délocalisations, et que celles-ci soient condamnables ou pas ne change rien à l'affaire.
Ca ne concerne pas que les produits de haute technologie dont vous parlez et qui sont totalement hors de propos quand on parle des nécessiteux, vous avez raison. Et l'aide au pouvoir d'achat que vous évoquez ne concerne pas non plus les seuls nécessiteux. Deux raisons pour que mon raisonnement, qui est aussi celui de la plupart des observateurs économiques, ne soit pas aussi ridicule que vous semblez le dire.
Enfin, vous avez le droit de me ressentir comme méprisant à l'égard des "pauvres gens". J'ai cessé toute vélléité de vous convaincre du contraire : c'est de toute évidence un parti pris de votre part. Si c'est être méprisant que de constater les choses, en les regrettant mais en les disant sans hypocrisie démagogique, alors je suis méprisant. Ce n'est toutefois pas ma définition du mépris.
Et "leur" faire croire qu'en "leur" faisant l'aumône de 500 € qui sortent de nulle part, et que tout le monde, et eux les premier, devront repayer ensuite au prix fort (rappelons-nous le "tournant de la rigueur" en 1984), ils seront plus heureux financièrement, c'est cela, à mon sens, "les" mépriser. Et je dirais même "les" flouer...
A bientôt.
500 euros de nulle part
Soit, les fameux 500 euros sortent de nulle part.
Mais les milliards pour l'automobile, pour Airbus et pour les "1000 projets", ils arrivent d'où ????
jf.
Je prends note à propos du "mépris", il faut que j'affine ma pensée par rapport à certaines de vos phrases qui me choquent.
De nulle part aussi...
Les milliards pour l'automobile ou pour Airbus, ne proviennent "de nulle part", j'en suis bien d'accord. Mais il s'agit d'investissements (sous forme de prêts qui plus est). Ce n'est donc pas de l'argent dépensé "à fonds perdus". Il rapportera non seulement à l'Etat, mais aux Français, sous forme notamment d'emplois, directs ou induits.
Concernant les milliards des "1000 projets", qui viennent aussi de nulle part, c'est beaucoup plus discutable. Une grande partie de ces projets sont de l'investissement public (canal Seine-Nord, autoroutes, EPR, etc...). Mais il reste une frange de dépenses qu'une entreprise passerait plus volontiers en charges qu'en immobilisations, c'est à dire qu'elles ne sont pas réellement investies, et qu'elles constituent des dépenses "sèches". A noter cependant qu'une part d'entrre elles ne sont que des avances du calendrier. D'ailleurs, je trouve assez abusif de les comptabiliser dans les 26 milliards du plan de relance. Il ne s'agit bien souvent que de payer aujourd'hui ce qu'on n'avait prévu de payer que demain. Or, c'est cet aujourd'hui-là qui est normal...
Vous constaterez que je sais être critique, et que je n'approuve pas tout. Je m'attends même au pire lors de l'intervention télévisée du Chef de l'Etat ce soir. J'ai bien peur de devoir demain m'insurger contre des décisions de pure démagogie qu'il est bien capable de prendre sous la pression du "climat social", comme disent les journalistes. Mais je ne veux pas lui faire de procès d'intention, même si je reste sur mes gardes.
Wait and see...
Vingt fois...
Vous nous "martelez" (ce n'est pas une critique) vos idées libérales.
Souffrez donc que je ne puisse supporter l'utilisation abusif du mot otage.
Guy Moquet prenait-il le train à Saint Lazare (gare que vous ne devez d'ailleurs pas utiliser très souvent....) ????
Dans l'exercice de ma profession, j'ai eu à gérer, deux à trois fois, des avions détournés par des pirates de l'air. A mon humble avis, des perturbations provoquées par des grèves, c'est le paradis à coté !
Il se trouve que je connais personnellement Michel Bacos, le Commandant de bord de l'avion d'Air France détourné sur Entebbé. Parlez-lui donc de prise d'otage à propos d'une grève...
Quant à Mme Florence Aubenas, à son retour de captivité, elle aussi à fait cette mise en garde!
Alors, je ne vais pas parler de mépris MAIS DE RESPECT pour tous les gens que je viens de citer ou d'évoquer.
jf.
Bien apprécié votre réponse de 10.11. cu-dessus.
On a sans doute tort...
Allez, je veux bien vous faire plaisir : par respect pour les vrais ôtages, on a sans aucun doute tort d'employer ce terme dans des situations dont l'intensité n'a aucune commune mesure avec leur détresse. C'est néanmoins une expression courante, et je n'ai fait que la reprendre à mon propre compte, sans aucun manque de respect pour les victimes d'enlèvements.
PS : Je suis aujourd'hui retraité dans le Nord Pas de Calais, mais j'ai fréquenté la gare St Lazare pendant plus de 15 ans quand j'étais en activité, et je sais donc de quoi je parle, s'agissant du préjudice subi, du sentiment d'impuissance, et de la colère resentie par les usagers lors des grèves à répétition ! Et les micro-trottoirs que nous resservent chaque fois les journalistes, avec ces usagers dont les témoignages soigneusement choisis disent "comprendre" les grévistes ne trompent que ceux qui, justement, ne connaissent pas ces situations et qui, eux, ne "comprennent" pas forcément la même chose...
A bientôt.
micro trottoir
Votre mémoire serait-elle défaillante???
Pendant des décennies les témoignages étaient soigneusement choisis dans l'autre sens...Je parle en connaissance de cause à propos des aéroports...
Moi, je constate que depuis quelques temps maintenant, les témoignages diffusés comportent des pour et des contre.
Regardez bien la prochaine fois.
Merci pour votre mise au point à propos des "otages".
Ainsi, à l'avenir, rien ne vous oblige à "reprendre à votre compte" une expression malheureusement très galvaudée.
jf.
Définition du mot otage
"Un otage est une personne innocente, retenue prisonnière par un preneur d'otage, et dont la vie sauve et la libération dépendent d'une exigence à remplir par une tierce partie"
(définition wikipedia)
"Un usager est une personne innocente, retenue bloquée par des syndicalistes, et dont la vie normale et la liberté de circulation dépendent d'une exigence à remplir par une tierce partie"
(définition subjective mais partagée par beaucoup)
La comparaison est-elle si scandaleuse ?
L'incident est clos !
@ Philippe
Merci pour votre contribution au débat.
Non, la comparaison n'est pas scandaleuse, et c'est bien pourquoi je l'avais reprise à mon compte. Mais pour un syndicaliste (le mot n'est pas une insulte) toute contestation de "l'action syndicale" est par nature "anti-sociale", et donc scandaleuses par définition.
Il est donc dans l'ordre des choses que Jacques ait "sauté sur l'occasion" de cette métaphore un peu risquée pour se forger une argumentation, qui d'ailleurs n'a qu'un rapport assez lointain avec le sujet de mon billet, et n'en concerne qu'un a-parte marginal.
@ Jacques
Loin de moi l'idée de "jeter de l'huile sur le feu", mais je tiens cependant à réagir à votre dernier commentaire.
Venant de quelqu'un qui me taxe volontiers de "mépris", souffrez que je n'accepte pas le petit côté condescendant qu'il comporte. "Rien ne m'oblige" en effet à quoi que ce soit, et j'entends bien m'exprimer dans les termes et sur le ton qui me conviennent, même s'ils doivent déplaire à certains.
Si j'avais besoin d'un professeur de morale ou de bonne conduite, ce n'est peut-être pas forcément à vous que je m'adresserais, et n'y voyez aucune offense.
Mais encore une fois, je ne veux pas envenimer notre échange, dont je me félicite qu'il soit redevenu plus civil. L'incident est donc clos pour ce qui me concerne.
A bientôt.
j'aime bien votre expression sur les patrons qui ont "en principe" pour but la pérennité de leur entreprise...
ça ne concerne malheureusement que le petit patronat local ! Autrement, j'ai vu pratiquer dans mon coin un travail de pressurisation (augmentation des rendements, première vague de licenciements "pour permettre de durer"), puis fermeture et départ pour "ailleurs" des machines et des savoirs faire... alors qu'une clientèle nombreuse existe pour les système d'arrosages sophistiqués et les tubulures médicales de toutes sortes...
Si j'étais une capitaliste ne pensant pas plus loin que le bout de son porte-monnaie et à court terme, je ne vois pas pourquoi j'investirais dans une main d'œuvre chère, revendicatrice, et qui en plus consomme chinois - sauf à piquer machines et brevets pour délocaliser le plus vite possible...
Bon, c'est sur que lorsque nous serons tous au chômage, nous de serons pas de très bons clients...mais le monde est si vaste...des clients, il y en aura ailleurs qui feront prospérer à nouveau les capitaux apatrides et nomades...
Allez, continuez... la planète n'est pas encore tout à fait pourrie...encore un effort...
Incident, vous avez dit incident ?
Ainsi, pour vous Cher M. Foulon, les remarques que j'ai pu faire sur l'utilisation du mot "otage" constituent un incident ????
Bizarre ce qualificatif que vous avez utilisé, je suppose en toute connaissance de cause.
Pour vous un débat "contradictoire" , c'est donc un incident ????
Je ne reviens pas, malgré votre approbation chaleureuse, sur les propos volontairement polémiques de "philip z". Il peut s'amuser, et vous avez lui, à inventer toutes les définitions qu'il veut.
Maintenant, je voudrais moi aussi faire une mise au point du genre "mon positionnement sur l'échiquier".....
J'essaye de me dire qu'il n'y a aucune condescendance dans votre phrase: "Mais pour un syndicaliste (le mot n'est pas une insulte) toute contestation de "l'action syndicale" est par nature "anti-sociale", et donc scandaleuses par définition."
S'agissant de l'utilisation de ce mot "otage", vous ai-je parlé de syndicalisme ????
Il me semble vous avoir parlé de mon expérience PROFESSIONNELLE !
Car, ne vous en déplaise, M. Foulon, j'étais Aiguilleur du ciel AVANT TOUT, avant d'être syndicaliste.
Mon "profil" public est ainsi rédigé:
"Contrôleur du Trafic Aérien au Centre de Contrôle Régional d'Aix en Provence jusqu'en 2000.
Pendant cette carrière, délégué syndical (mais pas permanent syndical!)...
Je serais fort honoré, Cher M. Foulon, si à l'avenir, vous vouliez bien vous en souvenir.
jf.
Pas vraiment étonné...
@ "vieille gâteuse"
Vous avez malheureusement raison de dire que les patrons de PME sont aujourd'hui à peu près les seuls à avoir comme principal souci le maintien en vie de leur entreprise, quelquefois au détriment de leurs intérêts personnels.
Vous avez raison également, si je comprends bien votre propos, de dire qu'on ne voit pas très bien pourquoi on agirait ainsi à leur place, compte tenu du comportement de leurs interlocuteurs, salariés ou clientèle.
Je n'ai pas dit le contraire, et j'ai simplement dit que les financiers actionnaires des grands groupes ne se souciaient, pour la plupart et quant à eux, que de la rentabilité à court terme de leurs investissements, à cause selon moi du fait qu'ils n'ont pas, justement, l'esprit entreprenarial de leurs rédécesseurs, mais qu'ils sont seulement des investisseurs au sens strict. Nous ne disons donc pas fondamentalement des choses différentes.
Un détail cependant, qui a une extrême importance : vous ne pouvez pas dire qu'ils "piquent machines et brevets pour délocaliser". Les machines et les brevets leur appartiennent, et ils ont le droit le plus absolu d'en faire ce qu'ils veulent ! Le droit de propriété est l'un des piliers essentiels de cette démocratie sans laquelle nos propos seraient vides de sens.
J'ajoute que je regrette profondément, tout en les comprenant, ces comportements dont nous parlons. Non seulement au regard des intérêts des salariés de ces entreprises, mais également, ce qui risque bien d'être beaucoup plus grave encore, au regard de l'avenir de notre économie.
Comme vous le soulignez à juste titre, quand nous ne serons plus que des chômeurs, il n'y aura plus personne pour acheter leurs produits; il n'y aura plus personne non plus pour payer les indemnités de chômage et autres RSA, ni les impôts et "charges" dont l'importance excessive est d'ailleurs en partie la cause de ces comportements que l'on déplore ici. Si j'investis à 5% en Europe et que je peux le faire à 15% en Asie, notamment parce que l'état me "pique" les 10% de différence, il y a gros à parier qu'un jour ou l'autre j'irai en Asie...
Je comprend votre amertume, mais je pense sincèrement qu'une issue est possible, à condition toutefois que nos dirigeants admettent une bonne fois que ce n'est pas en essayant de faire plaisir à tout le monde, à guichet ouvert avec l'argent du contribuable, qu'on résoud les équations multiples, mais en étant rigoureux, quitte à être impopulaire.
On a le droit de rêver...
@ Jacques
Quant à moi, cher monsieur Fournier, je serais fort honoré également si, à l'avenir, vous vouliez bien cesser de me prendre pour un c...
Il n'est pas besoin d'être grand clerc pour se rendre compte de votre positionnement syndical. Inutile de jouer les "oies blanches" (on se demande bien pourquoi, d'ailleurs). Toutes vos dénégations n'y changeront rien. Somme toute, vous en avez parfaitement le droit, et je ne vous le reproche pas le moins du monde. Mais ne prétendez pas le contraire.
Je pense être suffisamment intelligent, "ne vous en déplaise", pour avoir compris que votre réflexion sur le mot "ôtage" n'avait rien à voir avec le syndicalisme.
J'ai simplement dit, et je répète sans la moindre gêne, que c'est selon moi votre tournure d'esprit, habituelle et en liaison logique avec votre engagement syndical, qui, en réaction à mes propos sur le sujet des grèves, vous a poussé à soulever ce malheureux lièvre en forme de diversion.
Il n'y a, vous en avez raison, aucune condescendance là-dedans. Je n'ai fait que dire ce que je ressentais, et je le maintiens.
Peu importe que vous ayez été ou non un syndicaliste actif. Ca ne me regarde pas et ça ne change rien à l'affaire.
Je répète cependant avec force que vous en avez le droit, tout comme j'ai le droit de penser et de dire ce que m'inspirent les méthodes syndicales, et je souhaite simplement que l'intelligence dont s'enorgueillit l'espèce humaine nous permette à chacun de respecter l'autre, et ce qu'il pense.
J'avais dit, quant à moi, que "l'incident était clos". Dans cette petite phrase, le mot "incident" ne concernait pas le débat contradictoire dont vous me parlez, mais le ton et les mots que vous aviez employés et sur lesquels je réagissais dans mon commentaire. Je trouve dommage que, visiblement, cet "incident" ne soit pas clos pour vous, et que vous ayez souhaité "en rajouter une couche". Oserais-je dire que, malgré tout, ça ne m'étonne pas beaucoup ?
A bientôt.
Je maintiens
je maintiens que je réagis TOUJOURS, partout où je trouve -ici comme ailleurs- ce "malheureux lièvre des otages" (belle formule de votre part!!!) en tant qu'Aiguilleur du ciel, qui a été confronté à de VRAIS OTAGES.
L'ancien, délégué syndical n'a stictement rien à vois la-dedans.
Le Commandant Bacos, Mme Aubenas ne sont pas délégués syndicaux que je sache.
Alors la diversion n'est peut-être pas là où vous estimez devoir la mettre.
jf.
Une corde sensible
Désolé d'insister René, sur un sujet qui s’éloigne de votre billet, mais si l’expression "pris en otage" utilisée par divers média et vous-même a provoqué autant de réactions chez les syndicalistes (ici et ailleurs), c’est parce qu’elle touche une corde sensible. Parce que c’est avec des symboles et sur le terrain médiatique que se mène la "lutte" syndicale.
Or, cette formule est peut-être imagée, elle n’en est pas moins pertinente.
On a déjà vu des usines brûler , des patrons séquestrés, des chantages et menaces de toutes sortes.
Jusqu'où seriez vous prêt à aller, Jacques, pour que l'Etat Français satisfasse vos revendications ?
Quand on considère que la fin justifie les moyens, on ne joue pas ensuite les offusqués !
Le droit de grève est un droit fondamental des démocraties, d’accord, mais cette conception du droit syndical là:
http://www.spterritoriaux.cgt.fr/spip.php?rubrique35
ce n’est pas la démocratie.
Jusqu'où
"Jusqu'où seriez vous prêt à aller, Jacques, pour que l'Etat Français satisfasse vos revendications ?" me demande "philippe z"
A me faire révoquer comme l'ont été sept de mes collègues en 1973, pendant que moi-même j'étais viré 28 jours !
A perdre mon salaire chaque jour de grève.A prendre quelques "procédures disciplinaires" avec sanctions pécuniaires.
Et tout çà pour aller JUSQU'A DES NEGOCIATIONS.
Elles ont eu lieu en 1987, avec un Ministre de Droite. Elles ont duré vingt-huit heures de rang.
J'étais l'un des négociateurs.
Et l'accord trouvé à ce moment-là est toujours en vigueur 22 ans plus tard dans ma profession, que j'ai quittée il y a quelques années.
Ai-je répondu à votre question cher "Philippe z"
jf.
Tant que le droit est respecté
Tant que le droit est respecté et que les salaires ne sont pas versés aux grévistes, ça me va. Malheureusement la réalité est toute autre, on le voit encore aujourd’hui en Martinique.
http://www.ifrap.org/Leurs-jours-de-greves-sont-ils-payes,0505.html
http://info.france3.fr/france/51287848-fr.php
e texte est un FAUX
Nous renvoyer ("Philippe z") à un texte datant de...2003 est déjà passablement surprenant.
Mais de plus, dès le départ, ce texte est faux !
Je lis, dès les premières lignes:
"Chaque jour de grève devrait logiquement conduire à une perte de salaire d’un vingtième."
Or la loi dispose que le retrait de salaire d'un jour de grève, dite "loi sur le service fait", est d'un TRENTIEME INDIVISIBLE.
Mon Cher, trouvez-nous d'autres ...références...
jf.
A la pointe du progrès
Il est vrai que certaines pratiques ont évolué depuis 2003:
http://www.libres.org/francais/actualite/012809_a3_greve_progres_social.htm
Je ne comprends pas
Vous êtes toujours en retard d'un ....train mon Cher "philippe z"
Les cheminots n'ont rien inventé en la matière.
Les postiers avaient fait ainsi bien avant eux, les "Aiguilleurs du ciel" ensuite (je suis bien placé pour le savoir)en.....1987, pendant 15 semaines !
Cela avait débouché, entre autres, en juillet 87,sur l'amendement Lamassoure et le "3oè indivisible":
Sans la moindre concertation ni information préalable, un député giscardien du nom de Lamassoure, dépose un amendement qui est adopté immédiatement par l’Assemblée nationale puis, dans la foulée, par le Sénat. L’objet de cet amendement est, au demeurant, fort simple : toute grève, qu’elle qu’en soit la durée, fera l’objet d’une retenue sur traitement ou salaire d’une journée entière. C’est la règle dite du « trentième indivisible » qui avait été supprimée par une loi d’octobre 1982
Alors, je ne comprends absolument pas comment on peut "chanter" (pas seulement vous) ainsi sur le sujet.
Il semblerait, sous bénéfice d'inventaire, que c'est la fameuse loi sur le service minimum dans les transports qui a permis le retour à cette pratique syndicale.
Cette loi sur le service minimum provient de la même majorité que celle qui avait voté "lm'amendement Lamassoure".
Si ils ne savent pas ce qu'ils font et "défont", ce n'est sûrement pas aux syndicats qu'il faut le reprocher !
jf.
Ca ne change rien sur le fond
Que cette règle "du trentième indivisible" ait été faite puis défaite, par la droite ou par la gauche, en référence aux cheminots ou aux postiers, aux aiguilleurs du ciel ou aux dresseurs de mouches, ne change strictement rien au fond du problème.
Le droit de grève est fait pour permettre aux salariés de faire pression sur leur employeur dans des négociations. Il n'est pas là pour permettre une désorganisation ni de l'entreprise, ni a fortiori de la société et de l'économie.
Il est de ce point de vue tout à fait légitime de s'interroger sur de souhaitables aménagements du droit de grève dans les services publics, dont, il faut le rappeller, la continuité est un principe constitutionnel au même titre que le droit de grève dont nous parlons.
Il paraît donc totalement anormal de permettre des comportements qui n'ont pour conséquence que de mettre le b.... sans faire avancer la résolution du conflit en quoi que ce soit, et qui plus est sans réelle sanction économique pour les grévistes.
Il est plus que souhaitable qu'une législation, le "trentième indivisible" ou une autre peut-être plus efficace encore, soit mise en place rapidement.
Le détournement du droit de grève et la paralysie délibérée des services publics sont proprement insupportables. La violation d'un principe constitutionnel encore plus...
Vous le faites exprès ???
Le trentième indivisible a toujours force de loi !Ne vous en déplaise.
Même pour les dresseurs de mouche ( il paraît que vous n'êtes jamais méprisant....).
Autrement dit, je ne crois pas un seul mot de tout ce qui a été raconté à propos des cheminots de Saint-Lazare !
Ils ont parfaitement le droit de faire grève 59 minutes s'ils le veulent. L'amendement Lamassoure
n'avait pas pour but de l'interdire.
Mais je pense que les cheminots ont bel et bien eu des retenues d'un 30è à chaque arrêt de travail puisque c'est la loi.
D'autre part, l'affaire ayant duré plus d'un mois, elle faisait quotidiennement l'objet d'un préavis puisqu'il est légalement obligatoire.
Expliquez-nous, vous le spécialiste de ce genre de sujet, pourquoi la direction de la Sncf n'a jamais déféré ces préavis devant le Tribunal d'Instance pour qu'ils soient annulés si ils étaient "illégaux et anti-constitutionnels"
Pourquoi le Procureur de la République n'a-t-il pas lui même et pour ces mêmes raisons saisi lui-même le Tribunal....
Faudrait quand même arrêter, de temps en temps, de tout mettre sur le dos des grévistes...D'autant que la Direction de la Sncf a fini par ouvrir des négociations qui se sont traduites par un accord trouvé en quelques heures au bout d'un mois de conflit. Mis ça aussi, vous allez nous expliquer le pourquoi du comment...
jf.
mouise
oh mr foulon reveillez vous on est dans la mouise ...ou ouh reveillez vous vite
fini le verbe la philo ...on est dans la mouise ...cata de chez cata
faur arreter de blablater ...faut bosser ...MAINTENANT
Impunité
"Pourquoi le Procureur de la République n'a-t-il pas lui même et pour ces mêmes raisons saisi lui-même le Tribunal ?"
Parce que les politiques n'ont pas de c....
Cette grève était belle et bien illégale.
Un sentiment d'impunité s'est installé depuis trop longtemps en France.
Sur le trentième indivisible qui vous tient tant à coeur:
Il est évident que si l'on se déclare en grève pour tel jour, toutes les heures qu'il était prévu de travailler ce jour là devrait être décomptées du salaire.
Apparemment cette manière de compter est trop simple ou trop logique. En déduisant du salaire le nombre de jours de grèves multipliés par 1/30e du salaire, cela revient à payer 1/3 du salaire au gréviste, puisqu'il ne travaille généralement que 20 jours par mois.
Enfin... s'il n'y avait que ça !!!!!
Impunité, oui !
@ Jacques
Contrairement à ce que vous dites, je ne suis pas un spécialiste de la question. Le spécialiste, ça serait plutôt vous, compte tenu de votre expérience.
Quant à moi, je me borne à dire "ce que je crois". Et ce que je crois, c'est que ce principe du "trentième indivisible" (c'est vous qui aviez dit qu'il n'était plus en vigueur. Mais j'ai peut-être mal compris !) est le strict minimum de ce qui devrait être appliqué, mais qui manifestement de l'est pas...
Je n'ai pas dit que les cheminots n'avaient pas le droit de faire grève 59mn par jour. Je dis que c'est une façon indigne de manifester son mécontentement, à peu de frais et en n'ayant pour seul objectif que de "foutre la m...", ce à quoi ils parviennent parfaitement.
Sur l'illégalité de cette grève, essayez de comprendre ce que vous lisez SVP ! J'ai dit, et je répète, que ce n'est pas seulement cette grève qui est anticonstitutionnelle, mais le fait de provoquer une rupture de la continuité du service public. Il s'agit, ne vous en déplaise à votre tour, d'un principe constitutionnel que, malheureusement, personne n'a le courage de faire respecter ! Et Philippe z a tout à fait raison de dire que c'est parce que les politiques n'ont pas les c... nécessaires ! Même ceux que vous fustigez, avec vos amis politiques, en les taxant à mots à peine voilés de dictature, sans employer le mot évidemment. Si je n'étais pas un démocrate convaincu, je pourrais raisonnablement me demander s'ils ne le sont pas que trop peu, dans bien des circonstances. En tout cas, je ne suis pas le seul à leur reprocher de tout simplement ne pas appliquer la loi, ce qui est, là aussi, indigne de leurs fonctions...
Quant à la résolution du conflit "à vitesse grand V" à la suite du blocage de St Lazare, je ne sais absolument pas quels sont les tenants et les aboutissants de l'accord, et pour être franc je me demande laquelle des deux suppositions suivantes est la bonne :
- Soit la SNCF a "baissé son froc" en acceptant n'importe quoi pour calmer des mouvements de rue et une impopularité redoutés. C'est facile, avec de l'argent public, n'est-ce pas ?
- Soit ce sont les syndicalistes qui ont compris qu'ils étaient allés un peu trop loin, et qui ont provisoirement "mis la pédale douce"
Instinctivement, je penche plutôt pour la première solution, et si elle s'avérait, ce ne serait pas à la gloire, ni des dirigeants de la SNCF, ni des hommes politiques qui sont derrière...
@ Philippe z
Vous avez parfaitement raison de dire que 1/30, c'est moins que 1/20, et que par conséquent le salaire d'une journée de travail est supérieur à 1/30 du salaire mensuel ! C'est enfantin ! Mais, de toutes façon, ça n'a aucune importance puisque même cette règle avantageuse reste souvent inappliquée !
Impunité, dites-vous ? C'est le mot juste !
A bientôt
Certitudes
Je vous laisse à vos certitudes...
En vous indiquant seulement que lorsque vous avez fait grève la totalité de votre tableau de service, les jours de repos ne sont pas payés non plus. On peut donc effectivement "perdre" 31/30è contrairement à ce que pense "philippe z" qui, décidemment est bien mal renseigné.
Je redis qu'il s'agit d'une loi intitulée "sur le service fait". Si ce "service fait" ne l'a pas ét&, la jurisprudence estime que vous n'avez donc pas droit au repos ni à la rémunération des jours de repos en question.C'est particulièrement vrai pour les services à horaires permanents comme ceux des cheminots.
Ceci dit, vous n'avez qu'à écrire au Président de la République pour lui dire qu'il n'a pas de c....
jf.
@ Jacques
Merci pour vos explications. Vous voyez bien que c'est vous, le spécialiste !
Reste à me prouver que la règle est bel et bien appliquée. Ce n'est ni ce qu'on peut souvent lire, ni ce que j'ai pu entendre directement de la bouche de personnes concernées. C'est donc parole contre parole, et je n'ai pas l'intention de nourrir une polémque stérile...
La seule chose que je tiens à dire, c'est que si la loi n'est pas respectée, il s'agit bel et bien d'un scandale.
La théorie et les pratiques
"En vous indiquant seulement que lorsque vous avez fait grève la totalité de votre tableau de service, les jours de repos ne sont pas payés non plus. On peut donc effectivement "perdre" 31/30è"
Oui, ça c’est de la pure théorie. C'est pour cette raison que les syndicalistes privilégient les grèves courtes et successives, les fameuses "journées d’action".
Les grévistes évitant de faire grève le vendredi puis le lundi pour ne pas que soit décompté le week-end. Encore que cette règle ne semblait pas systématiquement appliquée (dans l'Education Nationale par exemple). Tout ça vous le savez mieux que nous et vous connaissez sans nul doute toutes les techniques pour faire un maximum de grèves avec un minimum de perte de salaire. Je ne vous en blâme pas personnellement d'ailleurs. Les premiers coupables sont d’abord les gouvernements qui cèdent à toutes les pressions , en achetant la paix jusqu'au prochaines élections. Malheureusement le fait que les grèves soient récompensées à chaque fois incite fortement à recommencer. Mais ça aussi vous le savez mieux que quiconque.
P.S.
Une prime de 207 euros vient d’être accordée aux cheminots de la SNCF au titre de participation aux BENEFICES ! (Toutes les pertes étant transférées sur RFF comme chacun sait)
Si ça c'est pas du foutage de g… !!!
@ Philippe Z
Tout à fait d'accord !
"Ils" veulent nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Et le pire, c'est que beaucoup se laissent abuser et disent "les comprendre"...
VRAIS OTAGES
Alors ????
Personne ici pour écrire un billet ou un commentaire rageur contre les deux PRENEURS DE VRAIS OTAGES que sont les deux évadés de la prison de Moulins ???
Pas un mot pour les deux gardiens (ah pardon, ce sont deux fonctionnaire, alors...), pour le grand-père et son petit-fils, pour la femme molestée...
De VRAIS OTAGES pourtant, ceux-là !
Ah ben oui, c'est plus facile de cracher sur des grèvistes que sur deux dangereux récidivistes!!!
Bravo à vous.
Pauvre France ...enfin, heureusement, seulement une partie...
jf.
Corporatisme
Bonjour Jacques,
Oui, ce sont là en effet de vrais ôtages au sens propre, sans commune mesure avec les passagers de la SNCF les jours de grève. Mais comme ça n'a strictement aucun rapport avec le sujet de mon billet, je ne vois pas bien pourquoi je serais venu en parler ici...
Je condamne fermement le comportement de ces deux assassins en fuite (non, ils ont été rattrapés ce matin), et sans aucune restriction idiotement liée au fait que certaines de leurs victimes étaient des fonctionnaires. Vous avez la maladie de la persécution, ou quoi ?
Pousser le corporatisme à ce point est peu imaginable. Ni en tant que fonctionnaire ni en tant que syndicaliste. Reprenez-vous et gardez votre sang froid, vous n'en serez que plus crédible.
A bientôt.
Réjouissons-nous de leur arrestation.
jf.