Un article fort intéressant paru chez Criticus a vivement attiré mon attention, au sujet de la décision du Conseil d'État de ne pas accorder la nationalité française à une Marocaine au motif qu'elle portait une bourka, et plus généralement à la polémique récurrente au sujet du port du voile par les femmes musulmanes, polémique qui avait rebondi chez Mathieu L. 

Je me préparais à déposer un commentaire, qui eût commencé par ces mots : "Juste un mot en passant". Je n'avais pas l'intention, en effet, d'argumenter dans le détail, le sujet étant extrêmement polémique, et les positions des "pour" et des "contre" si ancrés sur le sujet qu'elles apparaissent souvent indéracinables. Malheureusement !

Ce "mot en passant" comportait déjà quatre paragraphes quand j'ai donc finalement décidé d'en faire ici un billet.

L'article de Criticus est très modéré, et je ne sais pas si je le serais autant que lui au prime abord. Par pragmatisme, car il a raison de dire qu'une interdiction totale du voile est impossible à faire respecter (bien que ce mot "impossible" ne soit pas français, dixit Bonaparte), par pragmatisme, donc, sa proposition de se borner à interdire que le visage soit dissimulé en public (ce qui de facto autorise le voile islamique, mais pas la bourka) est de bon sens. Elle met cependant un doigt dans l'engrenage du laxisme culturel, et le moins que j'en pense est que c'est tout à fait dommageable...

Peu importent les grandes théories ou les anathèmes, le fond du poblème est le RESPECT de notre CULTURE par TOUS les nouveaux arrivants, et la NECESSITE ABSOLUE d'exiger ce respect, y compris évidemment par la LOI.

Si, demain, lors d'un voyage touristique en Arabie Saoudite, ma femme ou ma fille décide de se ballader en bikini sur une plage, je peux être absolument certain que je ne la ramènerai pas en Europe, et qu'elle sera engeolée derechef. Et je pense que, de leur point de vue, les autorités locales seraient quelque part fondées à le faire. Même si, culturellement, une telle répression pour un acte qui me parait, à moi, si anodin, me révolterait sans aucun doute dans la situation.

"Quand on vit à Rome, on vit comme les Romains" dit le proverbe antique (Saint Augustin). Et c'est sans aucun doute en grande partie grâce à cet adage que Rome a rayonné sur le Monde d'alors pendant plus de cinq siècles (avant de succomber aux invasions dites barbares, et à leurs cultures qui ne l'étaient pas moins), et que ce rayonnement est parvenu jusqu'à nous pendant 15 siècles encore...

Les civilisations ne trouvent leur pérénité que dans la défense de leurs cultures. Et nous ne faisons pas exception à la règle. Si nous tenons à notre civilisation occidentale, nous devons IMPOSER le respect de notre culture. Même si (j'entends déjà les critiques courroucées des irresponsables tenants du multiculturalisme) nombre d'apports extérieurs ont constitué des enrichissements indéniables. Ils ne l'ont fait que dans la seule mesure où ils n'étaient pas CONTRAIRES à nos principes culturels de base. Et ce à quoi nous assistons aujourd'hui est aux antipodes de cette condition incontournable.

Je suis le contraire d'un xénophobe, et a fortiori d'un raciste. Ca ne me pousse pas à accepter n'importe quoi, n'importe quel comportement, n'importe quelle tenue vestimentaire, n'importe quel rite social. Si telle femme musulmane porte une bourka parce qu'elle y est contrainte, je me féliciterais que la loi de mon pays en interdise l'usage. Si, au contraire, elle la porte volontairement en application de ses principes religieux ou culturels, alors qu'elle la porte, mais dans son propre pays et pas ici. Sa culture est CONTRAIRE à la nôtre (et je ne parle pas ici QUE de la bourka). Si elle vit ici, c'est à elle de s'adpater, pas à nous...

Plus qu'un simple détail vestimentaire, plus même qu'une question de croyance religieuse, le voile islamique est un symbole culturel en opposition totale avec la conception occidentale des rapports hommes/femmes, au moins celle du 21ème siècle. L'Islam comporte d'ailleurs d'autres exemples d'opposition culturelle de ce type avec nos sociétés. Ces comportements ne me gênent en aucune manière dans les pays de culture coranique, où ils ne regardent que leurs habitants, mais je n'accepte pas qu'ils me soient imposés ici.

Je ne veux pas que la France devienne un "patchwork" de cultures, avec des ilôts musulmans, des îlots bouddhistes, des îlots juifs, hindous, animistes, que sais-je ? Ces "îlots" dont je parle deviennent rapidement, partout où le multiculturalisme a droit de cité, des bastions du communautarisme. Je REFUSE l'un et l'autre.

CE QUE JE CROIS EST MEMBRE DU RESEAU LHC
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